► Afficher spoilerExcuse-moi j'ai confondu agilité et dextérité, tu as vu juste !
Nas se rapprocha du mat principal, sur lequel 3 aventureux, dont le mousse, avaient commencé à grimper et jetaient des regards à son encontre, attendant qu'il en ait fini avec le second pour leur permettre d'accomplir leur tâche.
Nas officiant habituellement dans la logistique, il n'était pas le plus aisé dans les manœuvres, même si comme tout aventureux qui se respecte, il avait bien été formé et avait pratiqué, à ses débuts, en temps que simple matelot.

C'est donc avec une légère appréhension qu'il attrapa le filet qui lui permettrait de se hisser jusqu'à la grand voile.
Les 3 autres, qui avaient déjà atteint le grand bunier volant, le hélèrent :
« Ola ! On est pas prêt de partir si tu mets autant de toi à monter. » se gaussèrent les deux plus âgés des marins.
Nas redoubla d'efforts pour accélérer le rythme. Il atteint rapidement la grand voile. Il entama alors la montée jusqu'au grand bunier fixe, le filet était désormais bien plus étroit et moins stable, et dans sa précipitation, Nas perdit l'équilibre puis sa prise... et il chuta. Fort heureusement, il réussit à se rattraper deux mètres plus bas et resta immobile, suspendu, quelques secondes, avant de reprendre son ascension.
« Attention où tu mets les pieds, mon gars ! » entendit-il se moquer là-haut.
Nas atteignit tant bien que mal le grand perroquet. Peu à l'aise avec les filets, il se montra toutefois bien plus à l'aise à la manœuvre, une fois à l'équilibre sur le mat du perroquet, jonglant et se rattrapant avec les cordages alors qu'il progressait pas à pas. Sans répondre aux provocations, courantes, de ses compagnons d'équipage, il fit preuve d'une grande habileté dans le déploiement de la voile, parfaitement coordonné avec le mousse, de l'autre côté de l'immense rondin de bois. Cela suffit à faire taire les railleries des autres, perchés quelques mètre plus haut au sommet du navire.
Après une bonne vingtaine de minutes, l'ensemble des voiles du grand mat étaient déployées et Nas touchait enfin à nouveau le pont de l'espadon. Il avait retrouvé, non sans mal, ses marques.
Le jeune mousse, une fois les deux autres éloignés, lui souffla :
« Toi, tu ne connais pas bien l'espadon, n'est-ce pas... »