Ley grimaça à l'emploie du russo-slovaque (ou que savait-elle encore...) par Olya, et grommela quelque chose comme
« C'est de la triche. » dans un mauvais anglais urbain et teinté d'influence ork.
Cependant, elle prit une mine plus sérieuse en se relevant - les réflexes professionnels revenaient. S'il y avait une chose que l'on ne pouvait pas reprocher à la géante un peu bourrue, c'est bien qu'elle savait faire la différence entre le temps de la déconnade, et celui où il faut faire un travail de pro. En l’occurrence, il était temps de resserrer la cravate - ou à défaut, de rajuster sa veste de cuir.
Entrant à la suite d'Olya et d'X.Y. dans le couloir - après un temps d'arrêt cérébral dû au mur qui n'en était pas un - elle franchit la fameuse porte pour se retrouver face au vieux Johnson. Elle haussa un sourcil en voyant ce mélange de militaire, dont il avait la carrure et l'uniforme, et d'homme d'affaire, dont il avait le cigare et le mauvais goût en matière de couleurs.
Elle fut rapidement mise à l'aise par ce côté militaire d'ailleurs (plus que par le côté homme d'affaire, évidemment) et par la façon dont les règles du run furent énoncées. Tout en les écoutant soigneusement, elle tenta d'examiner l'homme qui leur faisait face pour estimer son grade (et donc son rang éventuel au sein de l'armée ainsi que ses moyens), ainsi que son affectation à tel ou tel division. Elle n'était pas aidée par l'absence de badge ou d'insigne visible, mais la carrure, l'âge, et le caractère du bonhomme lui donnaient des indices. Son intuition lui soufflait également que cette information, si elle arrivait à la deviner (ou à la soupçonner) ne serait pas sans importance.
► Afficher spoilerJet de connaissance militaire :Eselfy lance 3d6 et obtient 8 (2, 5, 1)
Donc 1 succès. Je devrais lancer deux dès supplémentaire si il fait partie des Forces Spéciales (c'est ma spécialité).
Elle grogna en entendant Olya parler de deux humaines et d'un orck. C'était une humaine, et DEUX orks. La poseuse trépigna. Et fit de son mieux pour en pas trépigner de nouveau lorsqu'Olya tenta de négocier le prix du run - trop peu habituée à la contestation des ordres dans le domaine militaire. C'était resté. Mais Olya était la personne du groupe chargé de ce genre de chose, et quand un type remplit un rôle, soit on le vire, soit on le garde, mais dans ce cas là on lui apprend pas son métier et on le laisse faire.
Par contre, elle grogna de nouveau en entendant X.Y. parler de "toutous de soldats". Mais de nouveau, elle se contint, et garda le silence.
Juste après la dernière incitation au départ immédiat du Johnson, elle tourna rapidement et sèchement les talons, attrapant presque littéralement Lucas pour l'amener avec elle.
« A moins que t'aies passé ton permis depuis la dernière fois, t'viens 'vec moi toi. T'passeras à l'arrière de la bécane. Et demande pas si j'ai un deuxième casque, j'ai déjà pas l'premier. J'spère qu't'as l'tête dure, parc'qu'si on s'plante, on mangera grave ! »Aussitôt dit, elle s'installa sur sa Harley garée un peu plus loin (en l'ayant atteinte au pas de course), puis enclencha le moteur, prête à repartir à cent à l'heure.